La prise de notes

La prise de note est à première vue assez angoissante.
Sachez cependant que vos professeurs vous aideront et n’abandonneront la dictée que petit à petit, vous laissant ainsi le temps nécessaire pour vous habituer et vous familiariser avec la prise de notes.

Les difficultés de la prise de notes

Elle demande à la fois écoute, compréhension, tri des informations et écriture, soit une forte capacité de concentration et de polyvalence !
Mais tous les élèves parviennent à prendre des notes, et vous y parviendrez vous aussi.

À quoi sert la prise de notes ?

La réponse que vous apporterez à cette question va très largement influer votre manière de prendre des notes. Il s’agit, en premier lieu, de pouvoir relire votre cours et de le comprendre, même une semaine ou un mois plus tard.

Quelques indices

  • Ce qui vous permet d’apprendre un cours et de le retenir, c’est de comprendre le problème qui est posé. Par exemple : L’emploi du subjonctif en français, L’application du théorème de Pythagore en mathématiques, Les causes de la Première Guerre mondiale en histoire, etc.
  • La problématique est souvent posée dans le titre de la leçon. Il vous faut donc noter avec attention les titres, sous-titres, intertitres. N’hésitez pas à utiliser des couleurs différentes pour chaque catégorie de titre : cela vous permettra de visualiser d’un seul coup d’œil l’architecture du cours.
  • Chacune de ces parties et sous-parties développera un ou plusieurs éléments importants. Vous veillerez à bien les repérer et à les inscrire. Ce peuvent être des dates, des noms, des formules, des titres d’ouvrages, des événements…
  • Chaque leçon est précédée d’une introduction et se termine par une conclusion. Cela permet d’un côté de verbaliser la problématique, et de l’autre, de donner l’issue, la conclusion à laquelle le développement du cours a amené.
  • Titres, éléments importants, introduction et conclusion sont la matière de la leçon. Mais écrits tels quels, sans aucuneforme, ils peuvent n’avoir aucun sens.

Exemple. :
Révolution française, Marie-Antoinette. L’affaire du collier. Famine. Guerres. 14 juillet 1789. Prise de la Bastille. Louis XIV. Robespierre. Terreur. Fin de la royauté et privilèges. Déclaration des droits de l’Homme…

Cette succession de mots n’a pas de sens à proprement parler, même si tous les termes importants y sont. Il n’y a pas de sens, parce que les connecteurs logiques (mais, ou, et, donc, or, ni, car, pourtant, en effet, toutefois, etc.) n’ont pas été inscrits. Ce sont eux qui donnent le sens et l’articulation des mots entre eux.
Vous pouvez également faire apparaître cette logique dans votre manière de prendre les notes.

Par exemple :

La Révolution française
Prise de la Bastille le 14 juillet 1789 => début de la Révolution française.
L’affaire du collier (Marie-Antoinette), la famine et les guerres ont mis la France à sac. La colère gronde.
Sous Robespierre règne la Terreur (les nobles sont guillotinés, etc.).

La révolution = fin de la royauté et privilèges.
La déclaration des droits de l’Homme => début de la souveraineté de la nation.

• Enfin, faites le test en rentrant chez vous : comprenez-vous ce que vous avez écrit ? Si oui, c’est parfait. Si tel n’est cependant pas le cas, il faut vous entraîner.
Dans tous les cas, mettez vos cours au propre le soir même ! Vous n’aurez pas, ainsi, de mauvaise surprise lorsque, voulant réviser quelques jours plus tard, non seulement vous ne comprendrez plus ce que vous avez écrit, mais en outre, vous ne vous souviendrez plus du propos du cours !

Les abréviations

Enfin, qui dit prise de notes, dit nécessairement abréviations et utilisation de signes. Vous ne pourrez en effet pas noter chaque mot dit par le professeur. Vous devez déjà vous donner le mal de comprendre le propos et de relever les informations importantes, tout en structurant votre cours, cela demande déjà un gros effort. Les abréviations vous aideront à noter rapidement des mots longs et à intégrer des symboles qui ont pour vous un sens et vous évitent de noter des périphrases.

Par exemple :

  • Le signe : => a le sens de « conduit à »
  • Le signe : = a le sens de « équivaut à, marque, signifie ».

Vous inventerez ou reprendrez ces signes, l’important est que vous soyez à l’aise dans votre prise de notes et que vous en retrouviez le sens à la relecture.

Quelques abréviations courantes

Vous noterez qu’il s’agit souvent des premières et dernières lettres pour les mots courts, intercalées de consonnes pour les mots longs.

  • Beaucoup: bcp
  • C’est-à-dire: i.e ou c.à.d
  • Changement: chgt
  • Culture: cult.
  • Dans: ds
  • Développement: dvt ou dvpt
  • Exemple: ex.
  • Gouvernement: gvt
  • Jour: jr
  • Nous: ns
  • Point: pt
  • Quelque(s): qq
  • Quelquefois: qqf
  • Recherche: rech.
  • Science: sc.
  • Se référer à: cf.
  • Société: sté.
  • Souvent: svt
  • Temps: tps
  • Toujours: tjs
  • Tous: ts
  • Tout: tt

Quelques signes courants

  • ↑ augmentation
  • ↓ diminution
  • → stabilité
  • = égal à
  • ± plus ou moins
  • < plus petit que
  • > plus grand que
  • ≤ plus petit ou égal à
  • ≥ plus grand ou égal à
  • ≠ différent de
  • ↔ relation entre deux éléments
  • Σ somme
  • ∀ tous les
  • Ψ psychologie
  • φ philosophie
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